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Perdre un conjoint est une épreuve difficile. Mais au milieu de ce bouleversement, une question importante se pose : que va-t-il se passer sur le plan financier ? En 2026, une évolution importante touche la pension de réversion. Voici ce que vous devez absolument savoir pour comprendre si vous aurez droit à son montant minimal.
Qu’est-ce que la pension de réversion ?
La pension de réversion permet au conjoint survivant de percevoir une partie de la retraite du défunt. Cette aide vient du régime de base, et elle constitue un soutien précieux pour de nombreux foyers.
En 2026, l’Assurance retraite a revalorisé ce dispositif. Désormais, la pension de réversion ne peut pas être inférieure à un montant plancher… à condition de répondre à certains critères.
334,92 € par mois : le minimum garanti en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le seuil minimal de la pension de réversion a été fixé à 334,92 € par mois, soit 4 019,13 € par an. Ce montant est garanti si certaines conditions sont réunies.
Cela signifie que même si 54 % de la pension de base de votre conjoint décédé représente une somme inférieure, l’Assurance retraite vous versera au moins ce montant plancher.
Quelles sont les conditions à remplir ?
Tout le monde ne peut pas bénéficier de la pension de réversion. Certaines règles strictes s’appliquent. Les voici :
- Vous devez être âgé d’au moins 55 ans.
- Vous devez avoir été marié avec la personne décédée (ni pacs ni concubinage autorisés).
- Vos ressources annuelles brutes ne doivent pas dépasser 25 001,60 € si vous vivez seul, ou 40 002,56 € si vous êtes en couple.
- Votre conjoint décédé doit avoir cotisé au moins 15 ans (soit 60 trimestres) à l’Assurance retraite pour que le seuil minimal s’applique.
Si ces conditions ne sont pas remplies, notamment celles liées à la durée de cotisation, le montant de la pension peut être revu à la baisse.
Combien allez-vous vraiment percevoir ?
Le taux standard de la pension de réversion dans le régime de base est de 54 % de la pension que percevait (ou aurait perçue) le défunt.
Exemple : si votre conjoint recevait une pension de 1 000 € par mois, vous pouvez prétendre à environ 540 € par mois. Mais si ce montant est inférieur à 334,92 €, alors ce dernier seuil s’appliquera comme minimum (sauf si les 15 ans de cotisation ne sont pas atteints).
Une majoration possible après 67 ans
Vous avez plus de 67 ans ? Un supplément peut vous être accordé si vos revenus sont modestes.
En 2026, pour en bénéficier, la somme de toutes vos pensions (de base, complémentaires et de réversion) ne doit pas dépasser 3 020,08 € par trimestre.
Cette majoration s’élève à 11,1 %. Toutefois, elle baisse progressivement dès que votre total de pensions dépasse ce plafond trimestriel.
Et côté retraite complémentaire ?
Si votre conjoint était salarié du privé, vous avez peut-être aussi droit à une pension de réversion par le régime Agirc-Arrco.
Elle s’élève à 60 % des droits acquis par le défunt. Contrairement au régime de base, aucune condition de ressources ne s’applique ici.
À retenir
- La pension de réversion minimale passe à 334,92 € par mois en 2026.
- Elle est versée uniquement si le défunt a cotisé au moins 15 ans au régime de base.
- Des conditions d’âge, de mariage et de ressources s’appliquent.
- Une majoration de 11,1 % est possible après 67 ans, sous plafonds de revenus.
- Le régime Agirc-Arrco offre aussi une réversion, sans limite de ressources.
La pension de réversion est souvent un filet de sécurité important, mais il faut bien en connaître les règles pour ne rien laisser au hasard. En 2026, cette revalorisation peut faire la différence pour de nombreux foyers. Vérifiez votre situation dès maintenant !











